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Les traitements physiques font écho aux enjeux de la ressource en eaux

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Les traitements physiques font écho aux enjeux de la ressource en eaux

Créée en 2004, la société ISB Water s’inscrit dans une tendance pour le traitement d’eau qui va à l’encontre d’une culture de plusieurs décennies favorisant les traitements chimiques. Le credo d’ISB Water c’est ainsi le traitement physique, un axe de travail que cette TPE a poussé au fil des années pour parvenir aujourd’hui à un catalogue de solutions très en pointe. Mieux, cette stratégie fait écho aux enjeux des ressources : la réduction des polluants rejetés et l’abattement de nouveaux composés, l’économie d’eau mais aussi les économies d’énergie. « Nous sommes en effet  » time to market  » », confirme Grégoire Profit, co-fondateur de l’entreprise et directeur technique. En phase avec une demande nouvelle du marché, mais sur la base d’une expérience de plusieurs années qui a permis progressivement de valider des applications et enrichir le catalogue de techniques. Un positionnement assez original est par exemple celui des circuits fermés.

Les eaux de refroidissement industriel qui passent dans des tours aéroréfrigérantes font face à des problématiques de concentration qui obligent à renouveler régulièrement une partie des volumes d’eau, eau qui doit être adoucie (pour éviter l’entartrage) mais aussi traitée chimiquement avec un biocide et des composés anti-corrosion. Les solutions physiques d’ISB Water permettent ainsi de précipiter des éléments dissous, filtrer, prévenir les risques de corrosion et désinfecter l’eau et ainsi prolonger l’usage de l’eau dans le circuit fermé. A la clé, il y a une économie de consommables chimiques, de consommation d’eau (cycle de concentration au moins multiplié par deux), absence de rejets pollués par les produits chimiques et gains énergétiques avec un meilleur échange thermique dans le circuit du fait de l’entartrage réduit. Autant de sources d’économies qui se chiffrent. Il en va de même pour l’eau des piscines puisque un traitement physique par cavitation permet de dégazer des sous-produits chlorés dissous dans l’eau (THM) et réduire la matière organique (elle-même source des THM) : en réduisant leur concentration dans l’eau, on évite un renouvellement trop important de l’eau (et parallèlement son chauffage), d’où là-aussi une double économie. On pourrait enfin citer les réseaux d’eau chaude sanitaire, sujets à l’embouage et à la corrosion, et dans lesquels on injecte de nombreux produits chimiques, pourtant relativement peu efficaces. La vidange régulière de certains de ces circuits qui deviennent inefficaces au plan caloporteur, est source de pollutions importantes.

Un traitement physique de cette eau permet là aussi la réduction des phénomènes d’embouage et de corrosion sans produits chimique et l’amélioration du rendement thermique des installations.

Une combinaison à façon de diverses actions physiques

Pour répondre à ces marchés, ISB Water dispose d’un panel d’outils technologiques, intégrant des stratégies de cavitation, de pression, de techniques diélectriques, d’approches électrolytiques qui peuvent être combinées et ajustées pour obtenir les effets précis de précipitation, de dégazage, d’oxydation avancée, de coagulation qu’on recherche selon les applications. Le savoir-faire de l’équipe d’ISB Water repose sur une capacité à modéliser et analyser l’écoulement hydrodynamique des effluents et de choisir et positionner les bons outils techniques de traitement physique. Et de ce savoir-faire ont déjà été tirés des modèles pour les applications cibles, dont celles déjà évoquées de la gestion de l’eau des tours aéroréfrigérantes, des circuits fermés de chauffage, l’eau chaude sanitaire ou l’eau des piscines. « En entrant les données techniques et économiques d’une tour aéroréfrigérante existante, les produits consommés, le taux de renouvellement d’eau actuel…, on sait configurer une offre optimale et chiffrer les retours sur investissement », explique par exemple Grégoire Profit.

Positionnement sur l’oxydation avancée de polluants récalcitrants

Au plan technique, ISB Water peut faire appel à des produits du marché et bénéficier ainsi de l’évolution en performance de certaines solutions individuelles. Mais l’entreprise est aussi source d’innovations en propre, à l’image d’un procédé d’oxydation avancée breveté reposant sur la production de radicaux très oxydants par une triple approche technique (cavitation, Fenton et électrolyse). Ce procédé sera prochainement évalué sur son efficacité vis-à-vis des micropolluants par le Centre technique du papier qui s’appuiera sur un protocole de test déjà existant ayant été mis en oeuvre pour d’autres solutions techniques. Cet élargissement des compétences techniques ouvre bien évidemment de nouveaux marchés professionnels pour ISB Water au-delà des projets sur les circuits fermés. L’entreprise est sollicitée pour résoudre des problématiques complexes pour lesquelles les solutions actuelles ne sont pas satisfaisantes, par exemple sur l’abattement des phénols ou des PCB, mais des opportunités sont probables sur les polluants émergents. Cette approche physique peut aussi être mise à profit pour améliorer les filières plus traditionnelles de traitement à l’exemple des travaux menés avec le CTP.

Ceux-ci ont permis de mettre en évidence le contrôle de bactéries filamenteuses dans les stations, l’amélioration de la floculation, la baisse sensible de consommation de coagulants (sulfate d’alumine qu’on retrouve dans les boues) mais aussi la précipitation du phosphore. De la même manière, une électrocoagulation peut garantir un fonctionnement optimal dans le temps de membranes d’osmose inverse, avec moins de colmatage, moins de perte de charge et une plus grande durabilité. Les résultats déjà acquis et une meilleure diffusion du potentiel des technologies de traitement physique de l’eau tendent aujourd’hui à accélérer fortement l’activité d’ISB Water, tant en France qu’à l’export. La petite entreprise pourrait signer par exemple un contrat cadre dans le secteur immobilier et des demandes émanent d’infrastructures hôtelières qui souhaitent optimiser tous leurs flux d’eau (TAR, chauffage, eau chaude sanitaire, piscine…). Et de nouveaux secteurs applicatifs pourraient aussi se décanter : dans le nucléaire (pour précipiter le strontium quise comporte un peu comme des sels de calcium) ou dans l’exploration énergétique avec les gaz de schiste qui génèrent des eaux polluées à traiter. Pour cette année, elle travaille sur l’obtention d’apports financiers traditionnels auprès d’Oséo et de la Coface, mais les dirigeants d’ISB Water savent que dès 2014, une levée de fonds très conséquente (10 M€ environ) sera nécessaire pour soutenir le développement et permettre à ISB Water d’être en mesure de répondre à la demande du marché.

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